Contact

Mairie de Bernières-sur-Mer
51 rue Hervé Léguillon
14990 BERNIERES-SUR-MER

Police municipale

Tél : 02 31 96 45 47
Fax : 02 31 97 61 64

Tél : 06 88 45 02 35

Horaires d'ouverture

Du lundi au vendredi de 9h15 à 11h45 et de 13h45 à 17h15
Le samedi de 9h15 à 11h45

Patrimoine

1/8

Patrimoine des Lieux de Bernières-sur-Mer

La commune dispose de nombreux lieux qui sont encrés dans l’histoire de Bernières-sur-Mer, ce que permet d’avoir une richesse importante au niveau du patrimoine et de la mémoire collective.

 

Place du 6 juin – Maison Queen’s Own Riffles of Canada

 

Premier d’une série de neuf bornes commémoratives du Débarquement, le monument "prototype" de Bernières est inauguré le dimanche 19 novembre 1950. Son dessin représente l’étrave d’un navire venu de la mer, symbole de la libération de la France et de l’Europe par les forces armées alliées venues par la mer.

La maison Q.O.R.C. est probablement la 1ère maison libérée sur le sol français par les Forces Alliées qui ont débarqué sur les plages normandes, à l’aube du jour J le 6 juin 1944.

 

Place du Canada – Blockhaus de la Cassine

 

Témoin du Mur de l’Atlantique édifié le long des côtes de la Manche, le blockhaus de la Cassine (du nom d’une villa détruite lors de l’édification des défenses) était armé d’un canon de 50 mm et était soutenu par trois mitrailleuses à poste fixe. Ce redoutable point de défense allemand causa de nombreuses pertes dans les troupes canadiennes qui débarquèrent à Bernières.

Aujourd’hui, la place du Canada est devenue un lieu de mémoire dédié aux soldats et aux régiments qui ont débarqué à Bernières. Des stèles et des monuments y sont visibles.

 

L’ancien port de Bernières

 

Il fut un temps où la rivière de la Seulles, stoppée par les falaises du Cap Romain, se jetait dans la mer de la Manche à Bernières.

A proximité de l’embouchure, un port avec cale et magasins, édifié au lieu-dit La Rive derrière le fief de la Luzerne, contribua à la prospérité de Bernières, notamment au Moyen-Age. Mais au cours du XVIIe siècle, de violentes tempêtes colmatèrent l’embouchure de la Seulles qui au fil des années déplaça son cours vers l’ouest, jusqu’au jour où elle fut "domestiquée" par les courseullais. Seul le site de son ancienne implantation, devenu un marais, est visible aujourd’hui.

 

Le Château de Quintefeuille

 

Gabrielle de Milhau l’acquiert en 1885 et il portera ce nom pendant plusieurs décennies avant d’être appelé château de Quintefeuille au début du XXè siècle.

Le parc du château est classé parmi les sites en décembre 1963. Le château et son parc intègrent la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager, créée à Bernières en 1992.


Le parc renfermait autrefois un jardin à la française, ainsi qu’un jardin potager clos de murs. Le château XVIIIe comprend un soubassement important qui accueille les caves et la cuisine semi-enterrées, un étage noble desservi par un escalier à double révolution. Un beau bâtiment à trois corps constitue les communs.

Le fief de Semilly


Le domaine est entièrement entouré de hauts murs qui décrivent un arc de cercle côté mer.

Le chemin de ronde, surélevé dans cette partie nord, surmonte une porte qui permettait autrefois d’accéder directement à la rivière La Seulles dont le cours était à proximité. Deux pavillons du XVIIe inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques marquaient jadis la limite sud de la propriété occupée par un château du XVIIe très remanié, avec un avant corps surmonté d’un belvédère. Une ancienne ferme du XVIe siècle en grande partie détruite par des bombardements en 1944 était accolée au château.

 

L’Eglise Notre Dame de la nativité


L’église est un édifice des XIIe et XIIIe siècles, représentatif de l’histoire de l’architecture normande du Moyen-Age avec ses trois périodes de constructions distinctes.

La nef est composée de 6 travées : 4 travées orientales romanes (1130-1140) et 2 travées qui, avec la base de la tour du clocher, illustrent une phase de transition roman-gothique. Le clocher, le chœur et le porche ouest furent bâtis au 1er âge du gothique (XIIIe). Le porche nord est daté du XVe siècle et la sacristie du XVIIIe. L’église renferme entre autres un maître-autel monumental, un tableau de la Crucifixion et des ex-voto.
La propriété située à l’Ouest de l‘église, de l’autre côté de la rue du Général Leclerc, accueillait autrefois une Trésorerie du Chapitre de la Cathédrale de Bayeux. On pouvait y voir un manoir et des granges à Dîme dont les seuls vestiges sont des murs à contreforts visibles dans la rue du Vignoble.

L’ancienne sergenterie (rue Montauban)


A Bernières, la sergenterie était un fief relevant du roi auquel elle devait service de guerre et couvrait un large secteur qui s’étendait, au plus fort de son importance, de Courseulles jusqu’à Cambe et Rots.

Les sergents, nobles et héréditaires, étaient des officiers établis pour faire exécuter les lois, les jugements et actes, empêcher la mendicité, arrêter les contrevenants, assurer les fonctions de commissaire, assister à l’exécution des condamnés …

Les maisons de pêcheurs


La petite rue pittoresque Armandine Peuvret renferme deux petites maisons typiques appelées communément maisons de pêcheurs.

D’autres sont visibles au détour des rues du vieux bourg. Occupées par des familles ayant peu de ressources (pêcheurs, marins, ouvriers agricoles, certains artisans …), ces constructions sont composées de deux étages. La pièce du rez-de-chaussée souvent en partie enterrée pouvait servir de lieu de travail (en particulier pour les tisserands qui avaient besoin d’un endroit humide pour travailler les fibres) ou bien encore de local pour y élever des animaux destinés à nourrir la famille. Les constructions typiques possédaient un escalier extérieur en général accolé à la façade qui desservait une unique pièce d’habitation où logeait toute la famille.

 

L’ancienne corderie


A l’extrémité nord de la rue du même nom, se trouve une ancienne ferme avec des bâtiments tout en longueur. Certains pensent qu’il y avait autrefois une ancienne corderie à cet endroit.

On peut voir à l’intérieur de certains bâtiments plusieurs graffitis de bateaux qui rappellent l’époque où existait un port d’une grande activité.
Une corderie est un ancien établissement spécialisé dans la fabrication des cordes et des cordages, pour les navires notamment. L’activité se faisait principalement à l’extérieur, parce que la fabrication des cordages demandait de grandes longueurs de terrain pour disposer l’outillage nécessaire et réaliser les différentes opérations de confection.

 

La maison des peintres Berthélémy (114, rue du Régiment de la Chaudière)


Les Berthélémy père et fils furent propriétaires du Clos Chantepie, dont une partie a été transformée en parc public, où ils exécutèrent dans leur atelier une grande partie de leurs œuvres.

Le père, Pierre-Emile (1818-1894), qui fut également graveur, et le fils Emile-Valentin (1855-1928), peintre officiel de la Marine, ont laissé de nombreuses œuvres sur le thème de la mer mais aussi des représentations de Bernières.

 

Le QG de la presse au débarquement (ancien Hôtel Belle Plage)


Dès les premiers jours du Débarquement, le 6 juin 1944, une équipe de journalistes anglo-canadiens et de correspondants de guerre ont investi l’hôtel Belle-Plage d’où partent de nombreuses dépêches. Deux obus tombent sur l’hôtel le 14 août, mais les dégâts ne seront que matériels.

 

L’ancienne gare


Le chemin de fer de Caen à la Mer fut réalisé en plusieurs tronçons. Caen-Luc fut inauguré le 30 juin 1875, Luc –Saint Aubin le 8 avril 1876 et enfin Saint Aubin-Couseulles le 31 août 1876.

La ligne desservant Bernières et sa gare (aujourd’hui transformée en Office de Tourisme) connu son "âge d’or" à la fin du XIXe siècle et au début du XXe avec la mode des bains de mer et le développement des stations balnéaires. L’intérêt alors porté sur la mer et ses bienfaits a contribué à l’apparition des cabines de plage dont les alignements sur le rivage existent encore de nos jours. Les trains ralliaient autrefois directement Paris à la Côte de Nacre. L’arrêt de l’exploitation de la ligne a lieu en 1952.

 

Le fief de la Luzerne

 

Cette propriété, aujourd’hui séparée en deux parties distinctes avec d’un côté un manoir qui comprend un parc boisé, un jardin potager, un manoir Renaissance et une orangerie, et de l’autre une ferme avec pigeonnier et anciennes grange et écuries. De nombreux éléments du fief sont inscrits aux Monuments Historiques dont les hauts murs de clôtures en pierre sur lesquels un grand nombre de graffiti de bateaux ont été gravés, témoins de la présence d’un port à proximité.

La Luzerne connut une grande animation culturelle aux XVIIe et XVIIIe siècles en tant que résidence d’été de Jacques Moisant de Brieux, fondateur de l’Académie des Belles Lettres de Caen en 1652.

Le Manoir de la Crieux

 

Situé au sein d’un parc boisé entouré de murs parfois très hauts (7 m), le manoir de la Crieux, malgré de nombreuses modifications, garde l’esprit du XVIIIe siècle. L’ancienne ferme associée a également subit de nombreuses transformations, le bâtiment d’habitation a toutefois conservé une disposition typique avec l’escalier extérieur accolé à la façade.

 

Le fief Pelloquin

 

Le château entièrement reconstruit au milieu du XIXe siècle est associé à une ferme au très beau portail. Le nom du fief vient de Denis Pelloquin, sieur de Bernières qui fut entre autre courrier de Charles IX, puis secrétaire du sieur de Matignon et enfin trésorier de France à Caen. Un corps de ferme fait partie de la propriété avec ses bâtiments annexes. Un ancien verger et des jardins potagers viennent compléter l’ensemble.

Les Préaux

 

Un portail en pierre de taille laissant encore apercevoir les traces d’un blason permet d’accéder à une gentilhommière qui est très peu visible de l’extérieur. C’est une construction un peu particulière puisqu’à un bâtiment du XVIIIe siècle en pierre a été accolé une extension du XIXe siècle ressemblant beaucoup au château du fief Pelloquin.