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Mairie de Bernières-sur-Mer
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Police municipale

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Espaces naturels

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Le rivage de la mer varie au cours des temps géologiques en fonction des périodes glaciaires (les calottes polaires se développent au détriment des eaux marines dont le niveau s’abaisse) et des phases de réchauffement dites interglaciaires (la fonte des glaces fait alors augmenter le niveau des mers).

Au gré de ces phases climatiques, la mer dépose des sédiments tel le sable qui peut être repris par le vent pour en faire des dunes, comme on en voit à l’Ouest de Bernières vers Courseulles, ou elle érode des sédiments anciens dont la limite d’érosion est la falaise du Cap Romain côté Saint Aubin.

Si la forêt de Quintefeuille fut submergée et engloutie par les flots, le débouché des fleuves côtiers dans la mer de la Manche fut aussi tributaire de ces variations du niveau marin.


Depuis des millions d’années, la mer et le climat ont façonné les paysages qui nous entourent.

Les marais


Les marais de Bernières sont en fait des méandres abandonnés lorsque la rivière La Seulles se déplaça de Bernières à Courseulles après le XVIIe siècle. Ce sont des marais maritimes, séparés du rivage par un cordon dunaire, qui ont souffert de l’urbanisation du bord de mer.


Sans l’intervention de l’homme, au sein de dépressions et aux abords de prairies marécageuses règnent des milieux possédant une faune et une flore d’une exceptionnelle richesse. Roseaux et hautes herbes des marais ont la propriété d’absorber différentes substances contenues dans l’eau. Ces milieux jouent un rôle important pour l’épuration naturelle des zones humides.

 

 

La falaise du Cap Romain


 

Plus petite réserve naturelle de France à l’époque de sa création en 1984, la falaise du Cap Romain, dont le "pied" se prolonge en mer sous la forme d’un platier rocheux, résulte de l’érosion de sédiments principalement calcaires par la mer dont le niveau ne cesse d’augmenter depuis 10.000 ans, date de la fin du dernier épisode glaciaire.


Le site, protégé, renferme des récifs d’éponges avec toute une faune associée qui vivaient il y a 165 millions d‘années sous un climat tropical similaire à celui des Bahamas aujourd’hui. Les couches de loess ocres qui coiffent la falaise traduisent, elles, une période glaciaire (durée approximative : -100.000 ? -10.000 ans) pendant laquelle les conditions climatiques (gel, vent) ont formé ces dépôts. Le gigantesque glacier qui recouvrait la Scandinavie et une grande partie des îles britanniques est à l’origine de ces dépôts qui sont en quelque sorte de la poudre de roche (les glaciers se déplacent et raclent le sol). Les gros blocs de roche visibles sur la plage, dont la nature est différentes des roches locales, sont appelés des gas et ont été transportés à l’intérieur de radeaux de glace qui en fondant ont déposé leur chargement.

 

 

La plaine


L’arrière-pays de Bernières est composé d’une plaine présentant une rupture de pente. Un plateau culminant à 50 mètres se prolonge vers le village par un dénivelé qui traduit la présence d’une falaise fossile sculptée par une "mer préhistorique".


Le terroir de Bernières a longtemps eu un aspect mixte de bocage et d’une plaine de grande culture. De petites parcelles exploitées par des propriétaires modestes côtoyaient de grandes parcelles dépendant des seigneuries et des gros propriétaires. Jusqu’au remembrement agricole des années 1950-1960, les chemins ruraux suivaient de très anciens tracés et étaient plantés de haies comme la "haie Canchy" partant de la Luzerne en direction de Tailleville. Près du village, des herbages plantés de pommiers étaient clos de haies. La mécanisation de l’agriculture combinée à la course à la production ont fait disparaître l’aspect bocager de Bernières au profit du développement d’immenses parcelles à perte de vue à la terre très riche et très productive.

Le bois


Le "Bois des Rues" est soit un petit bois étroit soit une haie dense dont l’entretien a été abandonné depuis de nombreuses années. Le bois est traversé par un chemin appelé tranchée romaine.

Le bois / la haie constitue un réservoir où se fabrique de l’humus, issu de la décomposition des feuilles des arbres, utile à la régénération des sols de culture. Ce petit massif boisé et les quelques haies restantes sont aussi utiles en tant que brise-vent, que d’abri et de source de nourriture pour les animaux sauvages …

 

Les dunes


Une dune n’est pas qu’un simple tas de sable inerte déposé à un endroit précis pour toujours, elle est vivante, mobile (à l’état naturel) et fragile. La dune assure de multiples fonctions : outre sa richesse écologique, elle est un rempart contre la houle qu’elle amortit, contre le vent et les embruns qu’elle absorbe et dévie, contre le sable que sa couverture végétale piège.

L’édification et la pérennité d’une dune dépendent entièrement de la végétation qui la fixe. Tout ce qui endommage les plantes qui la couvrent est une agression majeure, qui prélude à sa dégradation. C’est pourquoi, il faut respecter les dunes et emprunter les passages délimités par les ganivelles qui les protègent.
La dune et le haut de la plage renferment une flore et une faune spécifiques adaptées à un milieu difficile.
Le cordon dunaire de Bernières se prolongeait vers Saint Aubin jusqu’aux falaises du Cap Romain. Mais à partir du début du XXe siècle, le littoral s’est urbanisé avec le développement de la mode des bains de mer et des stations balnéaires.

 

Pour plus d’informations complémentaires vous pouvez visiter le site Internet de l’association Bernières Optique Nouvelle qui sauvegarde le patrimoine de Bernières-sur-Mer : http://bernieresoptiquenouvelle.jimdo.com/